La naissance d’un enfant, c’est aussi la naissance d’un père et d’une mère, qui vont grandir et progresser en tant que tels en même temps que leur bébé. Contrairement à une idée reçu le métier de parent s’apprend et l’éducation d’un enfant est une responsabilité extrêmement importante, qui exige que l’on prenne cet apprentissage au sérieux. À la naissance, un enfant est naturellement bon. C’est donc du comportement des parents que dépendra son propre comportement d’adulte. S’il a reçu de l’affection et de la tendresse, il sera capable d’en donner à son tour.

Les enfants grandissent très vite… Alors il faut profiter de chaque instant avec eux, sans manquer les étapes essentielles de leur développement. Voici 3 règles essentielles que tout parent devrait avoir à l’esprit avant de se lancer dans sa mission.

1. Exercer son autorité avec respect et bienveillance

Il est rassurant pour un enfant d’obéir aux deux personnes en lesquelles il a le plus confiance et qu’il aime sincèrement. Éduquer un enfant dans l’empathie, ce n’est donc pas renoncer à l’autorité parentale. Bien au contraire ! Mais les ordres doivent être donnés de manière appropriée. N’hésitez pas à accompagnez chacun de vos ordres d’instructions précises et d’explications claires, en gardant toujours le sourire et une attitude rassurante. D’ailleurs, ce comportement bienveillant gagnerait à être étendu à toute la famille… Eh oui, c’est à nous de montrer à nos enfants comment se comporter en société dans le respect de chacun.

Faites aussi attention à ne pas gaspiller votre autorité sur des futilités. « Finis tes légumes », « Ne mets pas tes doigts dans le nez », « Ne laisse pas traîner ton doudou » : la tentation est grande d’étendre son pouvoir d’adulte à certains aspects sans importance de la vie de votre enfant. Mais, en procédant ainsi, vous risquez de lui faire perdre le sens réel de l’autorité et donc de diminuer son efficacité à long terme. Gardez vos ordres pour les choses qui le méritent.

2. Laisser ses enfants expérimenter le bien et le mal

Il est frustrant pour un parent de voir que son enfant n’obéit pas à s’entête à reproduire un interdit. Mais, généralement, il ne s’agit pas d’un défi lancer par l’enfant à ses géniteurs. Les enfants ne naissent pas avec le sens de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ils apprennent cela en faisant leurs propres expériences et ce, durant toute leur vie… Alors, prenez le temps de leur expliquer ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. Prenez aussi et surtout le temps de leur expliquer pourquoi il en est ainsi. Restez calme et respectueux. Soyez un modèle pour votre enfant, qui apprendra en vous imitant. Tout vient à point à qui sait attendre et votre petite merveille a bien le temps de comprendre qu’il ne faut pas jeter la nourriture par terre et ranger ses jouets.

Certains pédagogues s’inspirent même des stratégies des publicitaires ou des diplomates, qui reposent souvent sur la répétition. Patience et constance sont deux maîtres-mots incontournables dans ces domaines, deux qualités qui permettent d’obtenir gain de cause.

3. Éviter le plus possible les punitions

Si votre conjoint ne mange pas, il ne vous viendrait pas à l’idée de le punir… Alors pourquoi le faire avec votre enfant ? La punition est superflue, voire nocive, dans l’éducation d’un enfant. D’ailleurs, à l’école, les enseignants les plus respectés par les élèves sont toujours ceux qui n’utilisent pas la menace de la punition pour mettre en œuvre leur enseignement. Vous avez le droit de fixer des règles raisonnables, mais les punitions n’aideront en rien à les faire respecter. Si votre enfant ne veut pas finir son assiette, ce n’est pas un crime, si ? Qu’est-ce qui justifierait qu’on le punisse pour cela ? Rien. Les enfants (y compris les bébés) savent se réguler et adapter leur alimentation à leur appétit. Et, lorsque des troubles alimentaires surgissent, ils sont généralement le signe de problèmes plus profond, qu’il faut savoir traiter à la racine au lieu de sanctionner l’enfant. Il en va de même pour la plupart des comportement associés par les adultes à des « caprices ».

De la même manière, il est contre-productif d’instaurer trop souvent des récompenses quand un enfant se comporte bien. Votre enfant doit apprendre à se convaincre lui-même d’acquérir le bon comportement, sans se soumettre à une norme imposée arbitrairement. C’est toute la différence entre motivation interne et motivation externe. Quand on fait quelque chose parce qu’on le veut réellement soi-même, on le fait mieux et de mieux en mieux.

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